Je suis née le 24 Novembre 1990 à Clermont-Ferrand.

Adolescente, je me passionne pour la théorie de l’art, la pratique de la peinture et de la photographie.

Je passe des heures à peindre dans ma chambre pendant que les garçons du village font des allers-retour entre le stade de foot et l'Écomarché.

 

En 2008, j'obtiens mon baccalauréat Littéraire mention très bien et pars habiter à Paris pour suivre une licence d’Arts Plastiques à l’Université Paris 8.

En Octobre 2012, j’intègre le mouvement FEMEN.

Entre 2012 et 2015, je prends part à plusieurs actions.

C'est la plus belle période de ma vie. Je découvre la sororité. Je réconcilie le corps et l'esprit.

photo : Samuel Lugassy

J’habite en squat avec le groupe.

En parallèle je travaille dans la restauration.

En Juin 2013, je suis incarcérée un mois en Tunisie avec Pauline Hillier et Joséphine Markmann pour avoir menée une action devant le palais de justice de Tunis en faveur de la libération d'Amina Sboui.

photo AFP

Sortie de prison, à l'aéroport

Entre Août et Novembre 2015, j’habite dans la jungle de Calais où je donne cours tous les matins à des réfugiés.

Au début de l’année 2016, je déménage à Marseille où je travaille pendant deux ans auprès de jeunes placés par l’Aide Sociale à l’Enfance dont une majorité de mineurs isolés étrangers. Je quitte mon travail après avoir subi un harcèlement de plusieurs mois de la part de collègues qui avaient découvert mes engagements féministes (la direction ne m’ayante pas soutenue).

Le 21 Octobre 2016, on tire une balle dans ma fenêtre suite à des faits de harcèlement de rue auxquels me m'étais permise de répondre bruyammente dans mon quartier.

Entre 2018 et 2019, je travaille en tant que surveillante, dans deux collèges de la Cité des Rosiers à Marseille. 

En Février 2019, je colle mon premier message féministe dans la rue, sur un mur SNCF, les mains tremblantes : “Depuis que j’ai 13 ans, des hommes commentent mon apparence physique dans la rue.”

En Mars 2019, je colle mon premier message contre les féminicides : “Julie a été assassinée par son ex le 03.03.2019. Elle avait déposé 5 plaintes.”

Le 12 Mars 2019, je colle “Aya Nakamura présidente”. La chanteuse relaye la photo et je dois à nouveau quitter mon emploi à cause de mon activisme : les collégiens ayant vu l’image, eu accès à mes profils sur les réseaux sociaux, c’était impossible de continuer à travailler là bas. 

En Aout 2019, je déménage à Paris et m’installe dans un squat du 14e arrondissement : le Jardin Denfert. C'est depuis cet endroit que je lance le mouvement de collages contre les féminicides en Septembre 2019.

En Janvier 2020, je publie un thread sur Twitter affirmante mes positions critiques du genre. Ma vie a changée depuis mais je ne regrette rien.

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